Au Fil des Saisons – céramique

Au Fil des Saisons – céramique

Type: sculpture

Année: 2018

Ville: Le Havre

Client: GHH, DRAC Normandie, ARS Normandie.

Équipe: SA SMEC,  Stéphanie Buttier

Les Terrasses Flaubert, Unité de Soin Longue Durée.

Au Fil des Saisons est un projet sur 8 saisons. Il s’agit de la conquête des espaces extérieurs de l’USLD par l’art et la culture. Ce projet compte de plusieurs volets : paysage, architecture et sculpture.

Il se déroulera avec la complicité de Stéphanie Buttier.

discoure d’inauguration :

Le projet construit aux terrasses Flaubert est une oeuvre inclusive de jardin, de sculpture et de construction.

Faire œuvre dans un lieu comme les terrasses Flaubert c’est tenter de capter une âme, pour en donner une à un jeune bâtiment.
Le projet de paysage et de sculpture dans ce lieu répond d’une volonté de saisir une trace de ses habitants pour enrichir l’histoire du bâtiment.

Outre la coque architecturale, ici c’est l’hôpital, le lieu de la vulnérabilité.
La vulnérabilité est une vérité de la condition humaine. Elle fragilise un sujet et peut être l’occasion d’une sublimation, travailler avec la vulnérabilité nous rend « capacitaire», être capable c’est le fondement de notre être.

Quand un médecin délivre un diagnostic à un patient, il donne une vérité, mais son rôle ne s’arrête pas là, j’imagine que l’hôpital se soucie du cadre de la vérité, l’hôpital organise ‘la capacité du patient à accepter la vérité et à rester en capacité’.
La vérité ne doit pas affaiblir le sujet, c’est là où l’hôpital est le lieu de la résilience et qu’une œuvre comme la volière, ou l’ombrière du 4 eme étage avec ses perles, ou encore le jardin de l’hôpital de jour trouvent leur place.
Ils sont une œuvre collective, construite avec des patients vulnérables. C’est un défi d’humanité, une ambition qui nécessite sollicitude et patience.

Je cite la philosophe psychanalyste Cynthia Fleury : « La sollicitude, la prudence, la prud’homie, la résilience, la réflexion éthique… ne sont pas des suppléments d’âme mais des facultés humaines, comportementales psychiques et psychosociales à développer dans un cadre soignant »

Chaque perle de céramique, chaque oiseau sculpté dans toute sa fragilité traduit la vulnérabilité et la force par son aboutissement en temps qu’objet ayant succédé à plusieurs étapes : enquête, esquisse, maquette, dessin, sculpture, cuisson, émaillage, cuisson et enfin accrochage dans une œuvre globale. Il n’y a pas de disparition , chaque étape sert une suivante, tout est filiation, et transmission.
Ma méthode est positiviste, joyeuse, et résiliente.
Cette expérience me confirme que quoiqu’il arrive, comme Emile Ajar qui a si bien compris les femmes ‘je choisirai toujours la tendresse car elle a des secondes qui battent plus lentement que les autres’.

Merci à mes amis pour leur présence, toute ma gratitude à Stéphanie Buttier et aux artisans qui m’ont accompagné dans ce projet par leur savoir et leur soutien moral.
Je remercie celles et ceux qui ont sculpté ce projet, les vivants et les morts, dont l’empreinte est là pour longtemps maintenant.
Mme L…l, Mme B…t, M Ra..h, M L…r, Mme C…r, M D…n, M C…o, M M…e, m T…l, M B…e, mme L…r, Mme B…l, Mme L…q, M D….s, M P…n, , M L…s, Mme K…i, Mme L….r, M J….y, Mme La P…x, Mme R….r.

Je ne sais pas encore si je dois me réjouir de l’appropriation ‘plastique’ faite du jardin en si peu de temps, j’ai un cadeau pour le jardin. (remise du nain).

Merci pour cette expérience, j’en sors grandie.

Ce projet est porté par La Maison de l’Architecture de Normandie .

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